Références et orientations - Livre 1

C.4 - Eléments de mise en œuvre des programmes

L’école a défini et validé avec ses instances délibératives un règlement des études, base des délibérations des jurys ; ce règlement des études est public et est communiqué à chaque élève à son arrivée dans l’école.

Ce règlement décrit notamment les conditions de validation des unités d’enseignement, des semestres et du diplôme d’ingénieur. 

Idéalement, les acquis d'apprentissage de chaque UE devraient être décrits en termes d'atteinte d'un niveau de développement d'une ou plusieurs compétences du référentiel. Ceci nécessite donc au moins une mise en situation authentique permettant l'évaluation des élèves au cours de l'UE. 

Le règlement des études énonce les mesures pouvant être prises en cas de non validation d'UE ou de semestre, ainsi que les possibilités et modalités de recours d'un élève. 

Des aménagements des études et des évaluations doivent être prévus au cas par cas pour tenir compte des situations individuelles liées au handicap et peuvent être prévus pour des parcours spécifiques, (sportifs, musicaux, associatifs…), accidents de la vie.

Cf R&O Livre 2

C.4.1 - Formation en entreprise

Pour rappel, la CTI entend par "entreprise" une structure nationale ou internationale, publique ou privée, qui exerce une activité économique directe ou indirecte, résultant de la production de biens et / ou de services.

Les compétences acquises en entreprise sont décrites, spécifiées et évaluées en cohérence avec le référentiel. Si une période en entreprise ne couvre vraisemblablement pas toujours toutes les compétences du référentiel, il est néanmoins important que celles qui sont mobilisées soient évaluées.

FORMATION EN ENTREPRISE
FISE FISA
Dans la formation sous statut d’étudiant, la formation en entreprise est réalisée à l’occasion des stages.

Les stages de formation des élèves ingénieurs en milieu professionnel ont pour finalité le développement de compétences figurant dans le référentiel de la formation.

Leur diversité permet au futur ingénieur de mieux explorer, en situation, les diverses facettes de la vie professionnelle.

L’école promeut les stages réalisés dans les PME, TPE et start-up.

Les stages sont gérés avec rigueur ; ils sont définis en conformité avec la règlementation en vigueur, encadrés et évalués en termes d’acquisition de compétences, font l’objet d’une convention et donnent lieu à l’attribution de crédits ECTS. 

La formation se conclut par un stage long réalisé le plus souvent en entreprise (stage de fin d’études). Lors de ce stage, l’élève-ingénieur doit mettre en œuvre les acquis de sa formation, en produisant une contribution originale répondant aux besoins de l’organisme d’accueil.

Les périodes en entreprises font systématiquement l'objet d'une restitution par l'élève selon les modalités définies par l'école. 

Aucun ingénieur ne peut être diplômé s’il n’a pas effectué un parcours minimum en entreprise sous forme de stage, encadré, évalué en termes de compétences et donnant lieu à l’attribution de crédits ECTS.

Dans le cas d’une formation sous statut d’étudiant, la CTI impose un nombre minimum de 28 semaines cumulées de stages, prioritairement en entreprise, en France ou à l'international.

Lorsque le projet professionnel de l’élève ingénieur a une composante recherche affirmée, un stage long en laboratoire de recherche peut être substitué au stage long en entreprise. Dans ce cas, la durée minimale de stage en entreprise peut être ramenée à 14 semaines.
L’apprenti passe environ la moitié de ses six semestres de formation sous la forme de périodes d’alternance dans l’entreprise qui l’emploie.

L’expérience en entreprise est considérée comme une dimension essentielle de la formation des ingénieurs. Elle représente une part importante de la formation.

L’expérience en entreprise est définie, encadrée et évaluée en termes d’acquisition de compétences. Chaque période (ou regroupement de périodes) en entreprise donne lieu à l’attribution de crédits ECTS, au même titre que les unités d’enseignement dispensées en école.

La formation se conclut par la production d’un mémoire de fin d’études lié à une contribution originale répondant aux besoins de l’entreprise.

Le total des crédits attribués aux périodes en entreprise doit être significatif et donc compris entre 1/3 et 1/2 du total délivré, le complément valorisant les compétences acquises durant les périodes académiques.

La complémentarité de l’école et l’entreprise doit être clairement établie, à la fois en termes d’objectifs d’acquisition et de chronologie. Un document spécifique sur les rôles de chacun doit exister en lien avec les compétences décrivant la formation au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).


Les périodes en entreprises font systématiquement l'objet d'une restitution par l'élève selon les modalités définies par l'école. 

 

Cf R&O livre 2

C.4.2 - Activité de recherche

La formation des ingénieurs comporte une activité de recherche fondamentale ou appliquée (article L642-1 du code de l’éducation). 

Cette activité contribue à développer les aptitudes et compétences visées par le diplôme d'ingénieur (cf. Livre 1 IV.2). Elle est mise en œuvre sous la supervision de l'équipe pédagogique qui comprend des enseignants-chercheurs. Elle doit permettre à l’élève-ingénieur de conduire un raisonnement inductif associant rigueur scientifique, vertus du doute et capacité à se remettre en question et de s'initier à sa formalisation.

La confrontation avec un environnement de recherche académique ou industrielle durant sa formation est de nature à faciliter la compréhension et la prise en compte par l'ingénieur des enjeux de recherche et d'innovation dans le cadre de son activité professionnelle.

Cf R&O Livre 2

C.4.3 - Formation à l’innovation et à l’entrepreneuriat

L’ouverture sur l’innovation et la création d’activité ou d’entreprise est assurée par des activités et des réalisations spécifiques concrètes.

L’ouverture du futur ingénieur sur l’innovation et la création d’activité ou d’entreprise s’appuie sur le développement d’un état d’esprit, la réalisation d’activités et un processus de formation.

Ces démarches doivent encourager la pensée divergente, le droit à l’erreur, la prise de risque, l’exercice de la créativité et de l’esprit critique, la prise en compte du besoin de l’utilisateur et l’apprentissage de l’orientation client, la capitalisation pédagogique des expériences, l’ouverture transdisciplinaire, l’engagement vers l’entrepreneuriat, la curiosité et l’ouverture sur le monde.

Un processus de formation est à mettre en œuvre à deux niveaux :

  • d’une part une formation générale, au plus tôt dans le cursus, à tous les élèves
  • d’autre part une possibilité d’approfondissement

L’ouverture se concrétise par des activités transverses et des événements spécifiques permettant à tout élève de réaliser un projet personnel ou collectif de création (d’innovation ou d’activité) alliant notamment l'écoute des besoins, la créativité, les expérimentations, la réalisation d’un business plan.

Un temps disponible suffisant doit être laissé aux élèves pour des travaux collaboratifs ou personnels ; des actions avec des étudiants d’autres filières seront recherchées ; les retours d’expériences des élèves doivent être organisés.

Pour l'élaboration d'un projet entrepreneurial, l’école favorise l’accès au statut d’étudiant entrepreneur et éventuellement au diplôme national « étudiant entrepreneur » (D2E).

C.4.4 - Formation au contexte international et multiculturel

C.4.5 - Développement durable, responsabilité sociétale, éthique et déontologique

La formation doit être mise en perspective des grands enjeux de société à moyen et long termes, dès le début du cycle d’ingénieur. Ceci permet d’aborder les concepts et les enjeux de développement durable, de responsabilité sociale, d’éthique et de déontologie et de les approfondir tout au long du cursus.

L’école organise le cursus en vue de l’acquisition des éléments essentiels de la formation décrits dans le référentiel de base des compétences sous l’intitulé « L’adaptation aux exigences propres de  l’entreprise et de la société » (R&O Livre 1 Chapitre IV.2, éléments essentiels de la formation 7 à 10) de façon spécifique et de façon croisée afin de développer la capacité d’approche systémique de ces questions.

Les enseignements visant ces acquis pourront inclure des travaux sur des chartes éthiques existantes, des études de cas, des observations faites au cours des projets, des stages et/ou des échanges internationaux, des réflexions partagées avec des individus ou des associations d’ingénieurs. Les acquis de ces apprentissages sont évalués.