Références et orientations - Livre 1

C.4.4.1 - Impact de la politique internationale de l’école sur le projet de formation de l’école

Les contacts internationaux de l'école lui permettent d’être à l'écoute des besoins socio-économiques exprimés à une échelle mondiale. Une veille est conduite afin de comparer le contenu et le positionnement de ses cursus avec celui d'institutions étrangères.

L’internationalisation et le positionnement international de l’école garantissent un apprentissage multiculturel et notamment linguistique et permettent d'assurer la mobilité internationale des élèves et des personnels pour développer leur capacité à travailler dans un contexte international.   

La formation à l’international doit permettre de fournir aux élèves ingénieurs un apprentissage multiculturel et interculturel, nécessaire dans le contexte actuel d’internationalisation des entreprises et donc du recrutement des cadres. 

Elle permet l’acquisition d’une aptitude à travailler en contexte international :

  • la capacité à s'exprimer en langue étrangère, 
  • la capacité à communiquer, à faire valoir ses propres approches et à comprendre et respecter celles de ses collaborateurs, clients, partenaires étrangers, 
  • la capacité à faire face à des situations nouvelles et inattendues, 
  • la capacité à s'intégrer dans un cadre social, légal et de travail différent, 
  • la capacité à travailler au sein d'une équipe multidisciplinaire et multiculturelle puis à l'animer,
  • la capacité à maitriser les outils et technologies de l'information nécessaires pour communiquer à distance de manière efficace.

C.4.4.2 - Maitrise des langues (dont niveau d’anglais)

L’anglais est considéré dans l’école comme une langue utilisée régulièrement en situation professionnelle et la pratique d’une autre langue étrangère est fortement encouragée par l’école.

  • En anglais, le niveau C1 du cadre européen de référence pour les langues (CECRL) est souhaitable pour tous les ingénieurs. En aucun cas, le diplôme n’est attribué à un étudiant ou à un apprenti n’atteignant pas le niveau B2, certifié par un organisme reconnu et extérieur à l’école.

Pour obtenir le diplôme, les élèves étrangers non francophones doivent atteindre un niveau B2 en français, validé par une certification externe. Les étudiants qui ont obtenu un baccalauréat français ou qui ont été recrutés via les concours aux grandes écoles peuvent être dispensés du test. Dans le cas où la formation est dispensée en anglais ou dans une autre langue, l’exigence de compétence en français peut être ramenée au niveau B1.

La formation permet l’acquisition d’une large ouverture culturelle et d’une aptitude à travailler en contexte international. 

C.4.4.3 - Culture internationale

Pour réussir dans un cadre international, les ingénieurs ont besoin d’un socle de connaissances en sciences humaines et sociales, dans des domaines comme la géographie, l'histoire et la géopolitique mondiale, le commerce international et, plus particulièrement, d’une sensibilisation à la diversité culturelle et à la manière dont les différences culturelles impactent les méthodes de travail et l'activité professionnelle de l'ingénieur. Ceci exige aussi une connaissance approfondie des mécanismes de sa propre culture.  
Les diplômés doivent être capables de prendre en compte l'interdépendance et la diversité des facteurs technologiques, socio-économiques et culturels.

C.4.4.4 - Mobilité internationale des élèves

Un moyen privilégié de développer l’ouverture internationale des élèves ingénieurs est de favoriser la formation en milieu international :

  • par l'accueil d'étudiants étrangers sur le site
  • par la mobilité internationale sortante des élèves ingénieurs

L'exposition internationale des élèves doit être forte, les mobilités sortantes et entrantes sont largement promues par l'école.

L'accueil d'étudiants étrangers doit être organisé de façon à favoriser des interactions fréquentes et soutenues avec les élèves ingénieurs français. 

La mobilité internationale sortante des élèves ingénieurs peut prendre par exemple une des formes suivantes : 

  • dans le cadre d'un stage prévu dans le cursus
  • dans le cadre d'une mobilité académique avec un établissement partenaire

La CTI incite les écoles à mettre en place des accords facilitant la mobilité académique des élèves ingénieurs. Les voies de formation sous statut d’étudiant mais aussi sous statut d’apprenti et dans le cadre de la formation continue sont concernées.

Les partenariats doivent être établis avec des établissements délivrant, dans le champ des sciences de l’ingénieur, un diplôme de niveau équivalent (master), reconnu par les autorités compétentes. 

Dans tous les cas, le partenariat fera l’objet d’une convention spécifique précisant ces différents éléments. 

La CTI est particulièrement attentive à la qualité des formations dispensées dans le cadre des partenariats internationaux. Les mobilités sortantes et entrantes sont préparées et suivies avec soin par l'école. Elles font l'objet d'un retour d'expérience avec les élèves concernés. Les procédures entourant les mobilités sont bien détaillées (mécanismes de sélection, programmes d’études, aides administratives et financières…).

Les séjours des élèves à l’étranger
FISE FISA
Les écoles sont fortement incitées à rendre obligatoire des séjours à l’étranger dans le cadre de la scolarité, que ce soit sous forme de période académique ou de stage en entreprise, d’au moins un semestre de durée cumulée. Les écoles sont fortement incitées à rendre obligatoires des séjours à l’étranger en entreprise d’au moins trois mois.
La CTI préconise de sensibiliser l’entreprise d’accueil à cette ouverture à l’international  avant la signature du contrat d’apprentissage.