Références et orientations - Livre 1

C.4 - Éléments de mise en œuvre des programmes

L’école a défini et validé avec ses instances délibératives un règlement des études, base des délibérations des jurys ; ce règlement des études est public et est communiqué à chaque élève à son arrivée dans l’école.

Ce règlement décrit les conditions de validation des unités d’enseignement, des semestres et du diplôme d’ingénieur. 

L’école vérifie les résultats obtenus et assure un suivi des élèves. 

Des aménagements des études et des évaluations doivent être prévus au cas par cas pour tenir compte des situations individuelles liées au handicap ou aux parcours spécifiques (sportifs, musicaux, associatifs…). 

(Voir Livre 1 Chapitres VI.1.3 et VI.1.4)

C.4.1 - Formation en entreprise

Les compétences acquises en entreprise sont décrites, spécifiées et évaluées.

Formation en entreprise
FISE FISA

Dans la formation sous statut d’étudiant, la formation en entreprise est réalisée à l'occasion des stages.

Les stages de formation des élèves ingénieurs en milieu professionnel ont pour
finalité l’acquisition de compétences techniques, organisationnelles et humaines. 
Leur diversité permet au futur ingénieur de mieux explorer, en situation, les diverses facettes de la vie professionnelle.

L’école promeut les stages réalisés dans les PME, TPE et start-up.

Les stages sont gérés avec rigueur ; ils sont définis en conformité avec la règlementation en vigueur,  encadrés et évalués en termes d’acquisition de compétences, font l'objet d'une convention et donnent lieu à l’attribution de crédits ECTS.

La formation se conclut par un stage long réalisé le plus souvent en entreprise (travail de fin d'études). Lors de ce stage, l'élève ingénieur doit mettre en œuvre les acquis de sa formation, en produisant une contribution originale répondant aux besoins de l’organisme d’accueil.

Aucun ingénieur ne peut être diplômé s’il n’a pas effectué un parcours minimum en entreprise sous forme de stage, encadré, évalué en termes de compétences et donnant lieu à l’attribution de crédits ECTS.
Dans le cas d’une formation sous statut d’étudiant, la CTI impose un nombre minimum de 28 semaines cumulées de stages, prioritairement en entreprise. 

Lorsque le projet professionnel de l’élève ingénieur a une composante recherche affirmée, un stage long en laboratoire de recherche peut être substitué au stage long en entreprise. Dans ce cas, la durée minimale de stage en entreprise peut être ramenée à 14 semaines.

L'apprenti passe environ la moitié de ses six  semestres de formation sous la forme de périodes d'alternance dans l'entreprise qui l'emploie.

L’expérience en entreprise est considérée comme une dimension essentielle de la formation des ingénieurs. Elle représente une part importante de la formation.

 

L’expérience en entreprise est définie,  encadrée et évaluée en termes d’acquisition de compétences. Chaque période (ou regroupement de périodes) en entreprise donne lieu à l’attribution de crédits ECTS, au même titre que les unités d’enseignement dispensées en école.

La formation se conclut par la production d’un mémoire de fin d’études lié à une contribution originale répondant aux besoins de l’entreprise.

Le total des crédits attribués aux périodes en entreprise doit être significatif et donc compris entre 1/3 et 1/2 du total délivré, le complément valorisant les compétences acquises durant les périodes académiques.

Le partage des tâches entre l’école et l’entreprise doit être clairement établi, à la fois en termes d’objectifs d’acquisition et de chronologie. Un document spécifique sur les rôles de chacun doit exister en lien avec les compétences décrivant la formation au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

C.4.2 - Activité de recherche

La formation des ingénieurs « comporte une activité de recherche fondamentale ou appliquée » (article L642-1 du code de l'éducation). Elle doit permettre à l'élève ingénieur d'accéder à des équipements de pointe, de conduire un raisonnement inductif associant rigueur scientifique, vertus du doute et capacité à se remettre en question.

Elle vise à rendre l’ingénieur capable de dialoguer avec des chercheurs dans le cadre de son activité professionnelle.

Ces activités de recherche peuvent prendre des formes diverses :

  • recherche bibliographique pour faire le point sur l'état de l'art sur un sujet scientifique ou technique, 
  • participation aux activités de recherche de laboratoires (en priorité celles de l’école), 
  • projet de fin d'étude en laboratoire de recherche...

C.4.3 - Formation à l’innovation et à l’entrepreneuriat

L’ouverture sur l'innovation et la création d'activité ou d'entreprise est assurée par des activités et des réalisations spécifiques concrètes.

L’ouverture du futur ingénieur sur l’innovation et la création d'activité ou d'entreprise s’appuie sur le développement d’un état d’esprit, la réalisation d’activités et un processus de formation. 

Ces démarches doivent encourager la pensée divergente, le droit à l’erreur, la prise de risque, l’exercice de la créativité et de l’esprit critique, la prise en compte du besoin de l’utilisateur et l’apprentissage de l’orientation client, la capitalisation pédagogique des expériences, l’ouverture transdisciplinaire, l’engagement vers l’entrepreneuriat, la curiosité et l’ouverture sur le monde.

Un processus de formation est à mettre en œuvre à deux niveaux : 

  • d'une part une formation générale, au plus tôt dans le cursus, à tous les élèves
  • d’autre part une possibilité d'approfondissement.

L’ouverture se concrétise par des activités transverses et des événements spécifiques permettant à  tout élève de réaliser un projet personnel ou collectif de création (d'innovation ou d'activité) alliant notamment écoute des besoins, créativité, expérimentations, réalisation d’un business plan. 

Un temps disponible suffisant doit être laissé aux élèves pour des travaux collaboratifs ou personnels ; des actions avec des étudiants d’autres filières seront recherchées ; les retours d'expériences des élèves doivent être organisés.

Pour la création d’entreprise, l’école favorise l’accès au statut d’étudiant entrepreneur et éventuellement au diplôme national « étudiant entrepreneur » (D2E).

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C.4.5 - Développement durable, responsabilité sociale, éthique et déontologie

La formation doit être mise en perspective des grands enjeux de société à moyen et long termes, dès le début du cycle d’ingénieur. Ceci permet d’aborder les concepts de développement durable, de responsabilité sociale, d’éthique et de déontologie et de les approfondir tout au long du cursus.

Les enjeux du développement durable, propres au secteur économique visé par la formation, le cas échéant, sont approfondis de façon transversale aux enseignements, projets, études de cas et périodes en milieu professionnel.

L’école organise le cursus en vue de l’acquisition des compétences décrites dans le référentiel de base des compétences sous l’intitulé « L'adaptation aux exigences propres de l'entreprise et de la société » (R&O Livre 1 Chapitre IV.2, compétences 7 à 10) de façon spécifique et de façon croisée afin de développer la capacité d’approche systémique de ces questions.

Les acquis de ces apprentissages sont évalués.