Références et orientations - Livre 1

VI.3.3 - Rythme de l'alternance

La structure de l’alternance doit être adaptée au processus de formation et au métier visé. Elle doit utiliser, autant que possible, les atouts et les compétences de l’entreprise et de l’école, dans un objectif conjoint de formation d’un ingénieur.
L’expérience a montré que des cycles d’alternance systématiques trop longs (plus de trois mois) entre parcours en entreprise et parcours en école ne conviennent pas : il est indispensable de conserver tout au long de la formation, le contact avec l’école et avec l’entreprise.Dans certains cas, des alternances du type deux jours et demi en entreprise, deux jours et demi en école conviennent bien.
Dans d’autres cas, l’alternance est établie sur le rythme de la semaine ou de la quinzaine ou du mois. Il n’est pas non plus indispensable que le rythme soit régulier. Il est en général progressif : courte périodicité en début de formation s’allongeant progressivement ensuite. 
À la signature du contrat d’apprentissage, l’entreprise et le futur apprenti doivent avoir pris connaissance du planning d’alternance qui doit inclure la ou les périodes à l’étranger.

Dans tous les cas, il est fondamental qu’en début de formation l’élève ait eu le temps nécessaire et suffisant pour réussir sa prise de contact avec son entreprise et avec l'école, au cours de sa période d’essai de deux mois. De même, un dernier parcours (projet) long d’une durée cumulée de quatre à sept mois en entreprise et en situation de responsabilité est indispensable. Il parachève la formation et doit être l’occasion de l’écriture d’un mémoire de niveau ingénieur ; ses objectifs sont donc assez proches de ceux du stage long de fin d’études, prévu dans les formations d’ingénieur sous statut d’étudiant. Cependant le contact avec le tuteur académique doit être gardé pendant cette période.