Références et orientations - Livre 1

VI.2 - Annexe 2 Formation initiale sous statut d’étudiant (FISE)

VI.2.1 - Internationalisation

La CTI incite les écoles à veiller tout particulièrement à la qualité des établissements étrangers d’origine ou d’accueil. Pour ce faire, la CTI encourage les écoles à adopter une démarche sélective de partenariats (selon des critères définis) en renforçant leur collaboration avec des établissements choisis. L’accréditation du diplôme étranger, par une agence d’accréditation reconnue par la CTI, est un élément d’appréciation favorable.

 

S’ils concernent des partenaires de l’Espace Européen de l’enseignement supérieur, le développement de ces échanges doit s’effectuer dans le sens et le respect des exigences de cet Espace, (tels que les compétences attendues, l’organisation en semestres, l’application des crédits ECTS, le supplément au diplôme), et des règles générales édictées par la CTI. Dans tous les cas, les périodes de mobilité académique doivent faire l’objet d’un contrat (learning agreement) entre l’étudiant et les établissements d’origine et de destination, qui précise les enseignements qui seront suivis et les modalités de reconnaissance par l’établissement d’origine des résultats obtenus par l’étudiant dans l’établissement d’accueil.

VI.2.2 - Stages

Dans tous les cas, l’école veillera au strict respect des mesures législatives et réglementaires concernant les stages (articles L124-1 à L124-20 et D124-1 à D124-9 du Code de l’éducation)

Un service des stages doit être clairement identifié dans l’école. Son objectif n’est pas de se substituer à l’élève dans sa recherche de stage mais de créer les conditions qui permettent la réussite de cette recherche (informations, conseils, préparation, suivi…) 

1. L’école est attentive à la préparation, au contenu et aux résultats de la formation en milieu professionnel :

Les élèves sont invités à chercher et trouver eux-mêmes leurs stages.
Cette démarche s'inscrit dans la préparation du projet professionnel de l'élève.
Un stage dans une entreprise à l’étranger ajoute aux dimensions précédentes l’apprentissage direct d’une nouvelle culture et permet de développer les capacités d’adaptation du futur ingénieur. 
L’objet du stage doit être clairement spécifié. 
Les objectifs de formation sont décrits en termes de compétences à acquérir, définies dans un dispositif clair, élaboré conjointement par les enseignants, les élèves et les tuteurs en entreprise.
Ils permettent de guider la définition du contenu du stage. 
Les compétences acquises doivent être validées par une évaluation appropriée. 

2. L’école veille à la bonne gestion des stages

Les stages, obligatoires ou optionnels, doivent être prévus dans le règlement de scolarité et leurs objectifs et finalités définis. 
L’école assure une logistique de recherche et de suivi de stages. 
Les stages doivent être préparés sur le plan méthodologique en école et en entreprise, avec la participation des élèves ingénieurs.
Ils doivent respecter la législation du pays où ils se déroulent.
Ils doivent faire l’objet d’une convention tripartite de stage ou d’un contrat de travail.
Les stagiaires doivent être suivis par des tuteurs appropriés en entreprise et à l’école. 

3. Évaluation et prise en compte des stages

Les stagiaires doivent être évalués de manière conjointe par l’entreprise et par l’école. Les stages doivent faire l’objet d’un retour systématique et d’une exploitation pédagogique en école (enseignants et élèves). 
Les stages sont valorisés en tant que période de formation dans le cursus de l’élève, ils doivent recevoir des crédits ECTS en fonction du temps passé par l’élève : un semestre de stage doit ainsi être crédité de 30 crédits ECTS. 
L’objet, le contenu du stage et l’entreprise d’accueil doivent être inscrits dans le supplément au diplôme.

VI.2.3 - Stages de recherche

Un contact direct avec la recherche est obligatoire et une période de stage peut y être consacrée.
L’école met à profit ses liens avec les laboratoires de recherche pour développer ces contacts.
Néanmoins les séjours dans les laboratoires situés dans l’établissement, du fait qu’ils s’effectuent dans un milieu trop proche de la formation, ne doivent être considérés comme des stages que de façon exceptionnelle.

VI.2.4 - Césure

La possibilité pour un étudiant de réaliser une césure d’au plus d’un an pendant sa formation est encadrée par la circulaire MENESR 2015-122 du 22 juillet 2015. 

La CTI tient à ce que les termes de cette circulaire soient scrupuleusement respectés par les écoles, en particulier : 

 

  • La césure est effectuée sur la base du strict volontariat de l’étudiant.
  • Elle ne peut en aucun cas être rendue obligatoire pour obtenir le diplôme.
  • Elle ne se substitue en aucun cas aux voies habituelles d’acquisition de certaines compétences nécessaires à l’obtention du diplôme.

 

Lors des audits, la CTI pourra demander le nombre de césures constatées par promotion, leur évolution ou leurs modalités (emplois salarié, bénévolats, stages…) et pourra s’assurer qu’elles ont bien été réalisées dans le respect des réglementations en vigueur.

Les dispositions sur la mise en œuvre de la césure sont clairement spécifiées dans le règlement des études de l’école. Le dispositif de réduction des droits d’inscription est explicite et communiqué aux étudiants.

VI.2.5 - Stage lié à la création d’activité

Lorsqu’un élève ingénieur a entrepris de développer un projet innovant de création d’entreprise ou d’activité, il peut être envisagé que son stage de fin d’études y soit consacré sous réserve que l’étudiant bénéficie d’un accompagnement structuré par un tuteur professionnel et un tuteur académique. La pertinence de sa démarche doit être évaluée en amont et les critères d’évaluation à la fin de la période dédiée au projet de fin d’études doivent être définis et comparables à ceux employés pour les autres diplômés.

Le statut national d’étudiant entrepreneur et le réseau des PEPITE (Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat) constituent des supports appropriés pour une démarche de ce type.