Références et orientations - Livre 1

II.2 - Les écoles d’ingénieurs et leurs réseaux

En France, la formation d’ingénieur est généralement mise en œuvre au sein « d’écoles d’ingénieurs », conçues et structurées dans ce but, soit de façon autonome, soit au sein d’un établissement. Actuellement les écoles françaises d’ingénieurs, au nombre de 204, accueillent plus de 150 000 élèves ingénieurs. Elles ont leur propre identité juridique, publique ou privée, ou sont incluses dans des établissements plus vastes.

Les écoles publiques dépendent en majorité du ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, mais les ministères « techniques » (agriculture, défense, industrie, communications électroniques, économie et développement durable) assurent aussi la tutelle de 37 écoles d'ingénieurs, conjointement avec le ministre chargé de l’enseignement supérieur. 

Une école d’ingénieurs se définit par sa mission principale qui est la formation d’ingénieurs. Elle est conçue comme une structure clairement identifiée et reconnue, bénéficiant d’une réelle autonomie concernant son organisation, ses objectifs et sa pédagogie. Elle dispose d’une gouvernance forte et des moyens nécessaires à l'exercice de sa mission.

Les écoles se caractérisent par une organisation adaptée à la finalité professionnelle des formations qu’elles dispensent, une coopération étroite avec leur environnement professionnel avec lequel elles fixent leurs objectifs de formation, des méthodes sélectives de recrutement des candidats, une part substantielle d’ingénieurs et de chercheurs dans le corps enseignant, des méthodes pour les aspects théoriques et pratiques de formation et une ouverture internationale.

Elles se distinguent entre elles, particulièrement auprès des candidats et des employeurs concernés, par le profil de compétences des ingénieurs qu’elles forment et par la sélectivité qu’elles opèrent. 

Les écoles sont des espaces ouverts et elles construisent de nombreux partenariats de différentes natures. 

Les regroupements et réseaux d’écoles d’ingénieurs

En comparaison avec leurs homologues étrangers, on constate que les écoles françaises sont souvent de taille beaucoup plus réduite. Aussi cherchent-elles, tout en mettant en valeur leur identité et leurs points forts, à accroitre leur visibilité en développant des synergies nationales ou internationales et/ou en créant de vastes ensembles thématiques ou complémentaires. Le souci de l’optimisation et de la cohérence interne et externe est le moteur de ces choix. Ce mouvement conduit parfois à des fusions.

Les écoles visent également à s’associer avec d’autres organisations, notamment avec les universités dans des formules souples et partenariales, ou plus structurées comme celles des communautés d’universités et d’établissements (COMUE) instituées par la loi Fioraso de juillet 2013 afin de faciliter le déploiement de politiques de site.