L’Agence Universitaire de la Francophonie, partenaire de la CTI, s’engage à construire le Nouvel Espace Universitaire Francophone (NEUF)


Logo AUFL’Agence Universitaire pour la Francophonie (AUF) rassemble 850 institutions d’enseignement supérieur, totalement ou partiellement francophones.

Le 18 mai 2017, la volonté de coopération entre l’Agence Universitaire de la Francophonie et la Commission des Titres d’Ingénieur s’est confirmée par la signature d’une convention-cadre de partenariat entre le recteur de l’AUF, Jean-Paul de Gaudemar et le président de la CTI, Laurent Mahieu.

Les deux organismes ont convenu de développer leur coopération en faveur d’établissements et de formations de l’enseignement supérieur francophones, notamment au travers de partage d’informations, échanges d’experts, organisation d’événements, soutien à la création et au renforcement de l’assurance qualité et d’accréditation dans les pays francophones en développement.

Ces actions partenariales devraient contribuer au rayonnement de la francophonie dans le monde et permettre aux écoles d’ingénieur françaises de renforcer leur internationalisation et celle de leurs étudiants. Il s’agit pour l’AUF et la CTI de contribuer de façon générale au « développement global et local » par une « solidarité active ».

C’est dans le cadre du partenariat avec l’AUF que la CTI, représentée par son Président Laurent Mahieu, a été invitée à assister à sa 17e assemblée générale à Marrakech du 10 au 12 mai 2017. Cette assemblée se tient tous les 4 ans notamment pour définir la stratégie quadriennale de ce réseau unique en son genre.
Parmi les trois défis à relever et les neuf axes stratégiques identifiés par l’AUF, la CTI démontre un intérêt particulier pour la qualité, l’employabilité et l’insertion professionnelle des diplômés, et pour des université opératrices du développement global et local.

Cet événement a également été l’opportunité de rencontrer et de travailler avec des acteurs clefs de la francophonie au Maghreb ou en Afrique, tels que la CPU marocaine, l’ANEAQ, ou encore l’IFGU.

Le défi de la qualité s’inscrit dans la stratégie de l’AUF à l’axe 1 « Contribuer à assurer la qualité dans le domaine de la formation » et l’axe 3 « Contribuer à la mise en place de gouvernances adaptées aux nouveaux enjeux ». Au croisement de ces deux axes, il s’agira de « contribuer à mettre en place des systèmes d’accréditation universitaires francophones de référence et d’assurance qualité dans le domaine de la formation ». La CTI se réjouit que le réseau francophone Fraq-Sup, co-fondé par la CTI, ait été mentionné par le recteur de l’AUF dans son discours de présentation.

Le deuxième défi, qui concerne l’employabilité et l’insertion professionnelle des diplômés,  est au cœur de la démarche d’accréditation de la CTI, y compris en vue de l’admission par l’Etat des diplômes étrangers francophones.

Et enfin le troisième défi vise à favoriser le rôle  des universités en tant qu’opérateurs du développement global et local. Cela traduit une vision politique ambitieuse du rôle des établissements d’enseignement supérieur, et souligne notamment la nécessité de contribuer au renforcement de la dimension internationale des établissements membres (axe 9). Comme l’a parfaitement signalé Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, l’éducation est « une arme de construction massive ».

L’objectif affiché pour le recteur au travers de ces neuf axes de travail, est de concrétiser une solidarité active entre universités dans le cadre d’une francophonie ouverte et d’éviter une compétition généralisée entre établissements. Il s’agit par ailleurs de passer d’une « agence de moyens » à une « agence de développement ».

Cette AG était donc une occasion pour la CTI, représentée par son président, de rencontrer et de travailler avec divers acteurs :

  • Participer aux travaux entre la CPU marocaine et la CPU française (Conférence des présidents d’université) sur les partenariats, et ainsi évoquer les défis à relever, tels que la mobilité étudiante du Maroc vers la France comme un vecteur de partenariats entre établissements. En effet 10 000 nouveaux étudiants marocains s’inscrivent chaque année dans des formations françaises mais 600 seulement dans un cadre accompagné, selon les données fournies par le SCAC de l’ambassade de France au Maroc et Campus France
  • Assister au Conseil d’Administration de la CITEF, la Conférence des formations d’ingénieurs et de techniciens d’expression française, l’une des douze conférences internes de l’AUF, et intervenir sur les enjeux des blocs de compétences notamment pour renouveler l’approche de la formation continue. La CITEF accompagne en effet les membres du réseau sur le déploiement de l’approche par les compétences. C’est aussi un réseau facilitant l’élaboration de projets transnationaux originaux puisqu’une dizaine de pays sont représentés au sein de ce Conseil
  • Rencontrer le directeur de l’Agence Nationale marocaine d’Évaluation et d’Assurance Qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (ANEAQ), qui vient de rejoindre le réseau Fraq-Sup
  • Faire le point avec le Bureau de l’AUF pour le Maghreb sur les dossiers soutenus en Tunisie et demain au Maroc
  • Échanger avec le Directeur de l’Institut AUF de formation à la gouvernance des universités (IFGU), basé à Yaoundé, sur le développement d’actions de formation sur l’assurance qualité http://ifgu.auf.org/

Bref, au- delà des rencontres formelles, cette immersion dans la francophonie universitaire rassemblée est un moment rare par les échanges qu’elle permet  avec des acteurs venus de tous les continents dans une dynamique plus agissante qu’institutionnelle.

Il importe que cette dynamique soit  vivifiée par les acteurs concernés, la CTI y prendra part à sa mesure sur l’axe 1, et soutenue par les gouvernements. Les écoles d’ingénieurs françaises y ont aussi toute leur place pour renforcer leur internationalisation et celle de leurs étudiants, et pour contribuer au « développement global et local » par une « solidarité active ».

Laurent Mahieu, Président de la CTI, et Marie-Jo GOEDERT, Directrice administrative et internationale de la CTI